Johannes Vermeer (1)
Johannes Vermeer (1)
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| VERMEER Huile sur toile, 39,4 x 44,5 cm (v. 1660-1661) New York (Etats-Unis) The Frick Collection Une leçon de musique, prétexte d’un jeu amoureux silencieux sous les auspices de Cupidon, une fenêtre plombée qui éclaire un visage de femme… L’univers de Vermeer est tracé.
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Vermeer, l’âge d’or de Delft
Vermeer (1632-1675), dans la Hollande du XVIIe siècle, est le peintre de la vie de tous les jours. Il impose son génie en donnant à l’intimité bourgeoise ses lettres de noblesse, et en conférant aux scènes de genre un caractère à la fois familier, allégorique e poétique. Sa recherche inlassable de la lumière, sur la perspective, sur les illusions optiques qui permettent à la peinture de rendre des effets de matière ou de profondeur, apporte à ses personnages une présence physique et une puissance émotionnelle encore jamais atteintes en peinture.
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| VERMEER Huile sur toile, 160 x 142 cm (v. 1654-1656) Edimbourg (Ecosse) National Gallery of Scotland Les œuvres de jeunesse de Vermeer temoignent de l’influence significative qu’exerce encore la tradition italienne sur le peintre. Il cède au goût contemporain pour la peinture d’histoire, choisissant d’abord un thème évangélique (Marthe et Marie écoutant le Christ) et un récit mythologique (Diane et ses nymphes, La Haye, Mauritshuis). Il emprunte à l’héritage du Caravage et à ses émules de l’école d’Utrecht les compositions solennelles, les masses claires et robustes, les touches larges de peinture, les affrontements de couleurs intenses posées sur un fond sombre. Aux effets amples de draperie est confié le sens du drame, conforme à la noblesse du genre religieux.
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Une Vie simple et discrète La vie de Jan Vermeer est courte et nous est relativement mal connue. Issu d’un milieu petit bourgeois, il naît à Delft en 1632. Jan commence sans doute à prendre goût à l’art par l’intermédiaire du petit commerce d’œuvres d’art entretenu par son père. On ne sait rien de précis sur la formation du jeune peintre, sinon qu’il a vraisemblablement reçu l’influence de Carel Fabritus, installé à Delft en 1650.
Un parfum de mystère
Parmi les dates qui importantes qui scandent sa vie, on notera qu’il s’inscrit à la corporation des artistes de Delft dès 1653 ; sa notoriété locale est suffisante pour qu’il en devienne, en 1663, le président. D’origine protestante, il épouse, en 1653, une jeune fille aisée de la bourgeoisie catholique ; cette conversion n’est pas sans répercussion sur son œuvre. Les époux ont onze enfants, ce qui alourdit ses charges matérielles, mais n’à guère d’incidence sur son inspiration : les émotions enfantines ne séduisent guère le peintre. Vermeer mène jusqu’à la fin une existence simple, et meurt, en 1675, dans la pauvreté, endetté en partie sous l’effet de la guerre conduite par Louis XIV aux Pays-Bas. Mais si la vie de Vermeer est mystérieuse, le sens profond de ses toiles, dont l’infinie poésie échappe toujours à l’interprétation, l’est plus encore.
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| VERMEER Huile sur toile, 143 x 130 cm (1656) Dresde (Allemagne) Gemäldegalerie Vermeer, en ses débuts, n’est pas encore motivé par le souci d’une perspective juste qui guidera toutes ses recherches futures. L’opposition de l’ombre et de la lumière se répartit encore de manière tranchée, le long de la diagonale dessinée par le bras de la courtisane. Mais l’audacieux contraste du jaune citron et du rouge, la sensualité heureuse des visages, la précision réaliste du rendu des étoffes et des objets attestent déjà l’ampleur du talent e Vermeer. |
| Johannes Vermeer (baptisé à Delft, le 31 octobre 1632 – enterré dans cette même ville, le 15 décembre 1675) est un peintre néerlandais (Provinces-Unies) parmi les plus célèbres du siècle d’or. On l’a, de façon énigmatique, surnommé le « Sphynx de Delft », à cause de la combinaison de couleurs inimitables et la luminosité déconcertante présentes dans ses œuvres. Les peintures de Vermeer se distinguent par une utilisation subtile de la couleur et un arrangement idéal, créant une illusion d’espace particulière.
La carrière de Vermeer fut relativement courte et son œuvre de faible ampleur : en vingt ans, il n’a guère peint plus de quarante-cinq tableaux, dont trente-sept sont préservés. Il est fort possible que sa notoriété dépassât peu le territoire provincial de Delft.
Dans la cité hollandaise rattachée à la Maison d’Orange et qui bénéficiait encore d’un statut privilégié, il semble que Vermeer ait acquis une réputation d’artiste novateur.
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