Henri Matisse (1869-1954)

Publié le par Jean-Yves - Henri Matisse

Henri Matisse

 

Henri Émile Benoît Matisse 1869-1954

 

Matisse recherchait "un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité". Ses thèmes sont influencés par Renoir et Signac, dont il partage la prédilection pour les nus voluptueux. Il créa de nouveaux accords de couleurs pures.

 

 

1869 Né le 31 décembre au Cateau-Cambrésis. 

1889 Confiné à l'hôpital, il se met à la peinture. 

1892 Arts décoratifs. 

1895 Travaille à l'atelier de Gustave Moreau. 

1905 Participe à une exposition des fauves. 

1908 Ouvre une académie libre. 

1925 Légion d'honneur. 

1954 Décès le 3 novembre à Nice.

 

 

Grande figure de l'art moderne français, Henri Matisse accède à la célébrité en tant que chef de file du Fauvisme. Le mouvement tient son nom du mot "Fauve", utilisé de manière péjorative par un critique pour désigner des artistes comme Derain, Braque, Dufy et Vlaminck. Au fil de sa carrière, Matisse est influencé par des impressionnistes comme Manet, et Renoir, par des pointillistes comme Seurat et Signac, et par des postimpressionnistes comme Cézanne et Gauguin. Il est aussi un ami de longue date de Picasso. Il privilégie la couleur, ainsi que la structure et la précision de ses compositions. Plutôt que de marquer la rupture avec les styles antérieurs, il s'applique à démontrer la continuité de la perméabilité des espaces et la transgression des limites de la représentation classique.  Il réalise des portraits, des nus et des natures mortes, puis des compositions monumentales, notamment pour le collectionneur Chtchoukine. Il privilégie des couleurs soutenues, un trait dynamique et des formes lovées en ellipse, qui ouvrent la voie à l'expressionnisme abstrait. Plus tard, Matisse s'intéresse à la technique des papiers découpés, qui lui permet de "dessiner dans la couleur", dans une quête perpétuelle de la concision et du dépouillement.

 

Nu bleu IV, 1952, papier et gouache, 102,9 X 76,8 cm. Musée Matisse, Nice-Cimiez.

Alors qu'il est désormais très malade, Matisse travaille d'une manière moins contraignante en réalisant des découpages et des collages de papier coloré. Un nu de femme, très dynamique, plie les bras et se tourne aux trois quarts vers l'observateur. La figure géométrique, découpée puis peinte en bleu, est presque abstraite. Le contraste vif en souligne les contours.



 


Portrait de Mme Matisse,
1912-1913, huile sur toile, 145 x 97 cm. Musée de l'Ermitage, .Saint-Pétersbourg.

 

L'effet produit par cette représentation très stylisée de l'époque de Matisse est accentué par les contours appuyés de son visage. La palette est volontairement limitée à des tons lumineux de bleu et de vert. Cette œuvre a été réalisée quelque temps avant la rupture du couple, et la palette de Matisse traduit leurs dissensions.



 

La Joie de vivre, 1905-1906, huile sur toile, 175 X 241 cm. Fondation Barnes, Merion. 

Ce paysage fantastique, peuplé de nus voluptueux, représente une idylle en Arcadie. Le thème est probablement inspiré des Trois Baigneuses de Cézanne. Les femmes qui s'ébattent dans les champs et dans la forêt sont sans doute des nymphes. Les personnages sont séparés en deux groupes. Certaines dansent en arrière-plan, alors que deux nymphes figurent au centre. On distingue un couple enlacé, des femmes cueillant des fleurs aux abords d'une forêt et un berger jouant de la flûte. Les couleurs sont vives et gaies, l'éclairage est d'un jaune d'or lumineux, et la scène dégage une impression de sensualité de calme et de plénitude.

 

 

La Desserte 1908, huile sur toile, 180 x 220 cm. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. 

Cette scène intérieure, très dynamique, représente une femme disposant une table. L'assiette joue de la perspective du paysage en arrière-plan, créant une ambiguïté : on ne sait pas si cette vue est une peinture encadrée ou une fenêtre ouvrant sur le monde extérieur.

 

 

La Musique, 1910, huile sur toile, 260 x 389 cm. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. 

Cette peinture exécutée sur commande, était destinée à la décoration d'une résidence privée. Matisse réalise ici une composition typique de son style : dépouillée et exempte de tout détail superflu. Chacun des nus rouges, d'inspiration primitive, est aussi voyant en couleur que bruyant dans sa musique.

 

 

 Œuvres majeures :

Luxe, calme et volupté, 1904 Musée d'Orsay, Paris

Portrait de Mme Matisse (la Raie verte), 1905 Statens Museum for Kunst, Copenhague.

La danse I, 1909, Museum of Modern Art, New York

Odalisque à la culotte rouge, 1921, Centre Georges-Pompidou, Paris.

Nu rose assis, 1935. Museum of Art, Baltimore.

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source : Les essentiels de National Géographic - HISTOIRE DE LA PEINTURE
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Lexique :

Fauvisme : Le fauvisme est un courant de peinture du début du XXe siècle. Il débuta historiquement à l'automne 1905, lors d'un salon qui créa un scandale, pour s'achever moins de dix ans plus tard, au début des années 1910. En fait, dès 1908, il est déjà à son crépuscule. Son influence marqua néanmoins tout l'art du XXe siècle, notamment par la libération de la couleur. Le précurseur du fauvisme était Henri Matisse, mais d'autres grands artistes, comme André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Georges Braque en ont fait partie.

Le fauvisme est caractérisé par l'audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres avaient recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquaient un art basé sur l'instinct. Ils séparaient la couleur de sa référence à l'objet afin d'accentuer l'expression et réagissaient de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l'impressionnisme. Matisse a dit : « Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l'herbe; quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel. » (wikipédia)

 

Lovée :

Terme de marine. Lover un câble, le mettre en cerceaux, pour se tenir prêt à le filer.

ou

Il ne s'emploie guère que dans cette expression : Lover un câble, Le ployer en rond. SE LOVER se dit d'un Serpent qui s'enroule sur lui-même.

Publié dans PEINTRE

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Cat 05/08/2008 09:56

J'aime bien le tableau avec la fenêtre tableau; cet article est très instructif, merci

Jean-Yves 05/08/2008 10:19



Encore un artiste que j'aime bien, je vais m'y arrêter un instant.
JY



liza 04/08/2008 10:36

UN DE MES PEINTRES PREFERES MERCILIZAGRECE

Jean-Yves 04/08/2008 13:08



Il n'y a pas de quoi.
JY



canelle56 04/08/2008 08:29

merci....pour ce reportage tres interressant j aime beaucoup ces peintures bises

Jean-Yves 04/08/2008 13:07



Merci, il n'y apas de quoi je me suis régalé àle recopier de mon encyclopédie de peinture.
Je trouve que l'on retient mieux quand on l'écrit.
JY



valérie 04/08/2008 02:21

c'est en découvrant ses grands travaux de vitrail ds les églises  que j'ai commencé à le regarder différemment puis un jour j'ai aimé , mais faut dire que mis à part tes interprétations ,  que je préfére à l'original , j'ai tendance à visualiser chagal quand on me parle de matisse !!sinon je ne regarde pas en arriére  sauf si si je t'ai heurté .? éspérant que non , bonne journée

Jean-Yves 04/08/2008 13:06



Chez lui se sont ces couleurs qui m'ont attirés tu t"en doutes.

J'ai trop souvent vécu dans le passé pour ne pas commettre de nouveau cette erreur.
Triste je l'ai été, choqué non ! Il n'y a pas mort d'hommes.
JY



Rem 04/08/2008 00:22

Je n'aime pas tout de Matisse, bien sur le Nu Bleu de 1952 (Année de ma naissance) est le plus connu, tu vas voir il y a plein de nom de tableau qui finesse par bleu. A bientôt

Jean-Yves 04/08/2008 13:03



Moi j'apprécie, pas autant que Monet et tous les imprssionnistes, mais il y a certain tableaux que j'aiment croire, que j'aurai pu faire... Ca coûte rien de rêver !
JY